Mission mars 2017 vue par Nota

Avant le départ, c’est d’abord une décision. Partir, oui ou non? Est-ce que j’en suis capable? Serai-je à la hauteur, une fois confrontée à la réalité? Après avoir répondu positivement à la première question, il a fallu assumer.

A l’approche de l’échéance et surtout après que nous ayons enfin pu fermer nos valise, pleines de matériels médical, nous sommes partis pour l’Ouganda, Bwindi plus exactement, à l’entrée de la Forêt impénétrable.

Notre équipe était composée de huit membres:

  • Dr. Forat Sadry, présidente de l’association Africomed, groupe de médecins soutenant un hôpital à Bwindi.
  • Dr. Georges Kohut, chirurgien orthopédique.
  • Dr. Rémy Boscacci, médecine interne, infectiologie.
  • Dr. Katrin Flueckiger, médecin-anesthésiste.
  • Samuel Grenier, technicien en radiologie.
  • Géraldine Bégué, infirmière anesthésiste.
  • Joanne Foschini, physiothérapeute.
  • Moi, Kastriota Zumberi, technicienne en salle d’opération.

Une fois arrivé sur place, les deux premiers jours étaient consacrés à la consultation préopératoire, dont près de 100 personnes ont pu en bénéficier. J’ai eu la chance d’assister à ces consultations avec Dr. Kohut et Dr. Boscacci. Nous avions entre quatre et cinq patients à opérer chaque jour, ce qui me permettait, en fin de journée, de préparer le matériel pour le lendemain. Le manque de rangement ainsi que le peu de matériel orthopédique n’aidant pas, il a fallut faire preuve d’inventivité. Malgré l’exercice plutôt compliqué lorsqu’on a seulement deux ans d’expérience, j’ai tout de même pu mettre en place des sets d’orthopédie de base.

Différents problèmes se sont présentés, leur champ (des draps) ne garantissaient pas la stérilité. L’humidité ainsi que certains produits de décontamination du matériel rouillent les instruments, ce qui les rend fragiles et cassants. Leur stérilisateur ne pouvait pas stériliser les câbles de coagulation car ils fondaient sous la chaleur, sans oublier les tables impossible à bouger et les lumières de scialytique pas assez puissantes. Malgré tout, nous avons pu mettre en place des fixateurs externes, faire des ostéosynthèses (ex: fracture du plateau tibial), ostéotomies, des lavages et débridements de cas d’ostéomyélite, qui sont malheureusement très fréquents.

Le point positif est sans conteste le personnel local, toujours souriant et très accueillant. J’ai pu faire la rencontre d’Allan (instrumentiste) et Eunith (cheffe de la stérilisation), deux personnes compétentes ayant envie d’apprendre toujours plus, ainsi que Gideon, Paul, Anicha, Barnabas et bien d’autres.

 

 

 

Nous avons pu faire connaissance durant nos longues balades dans le village et aux alentours.

 

 

 

 

 

 

 

Le but de ces missions est l’enseignement, afin qu’ils puissent toujours donner les meilleurs soins possibles aux patients, sans notre présence. Le bilan de cette mission a été positif pour moi tant dans l’expérience professionnel acquise que les rapports humains.

J’espère sincèrement avoir aidé au maximum de mes capacités car étant ma première mission humanitaire, cela me tenait à cœur de bien faire.

Pour plus d’informations sur l’association Africomed et l’hôpital de Bwindi:

http://www.bwindihospital.com

J’aimerai encore remercier la Clinique Générale du soutien logistique

et en matériel pour cette mission.

Mai 2017, Nota Kastriota Zumberi

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