Projets

AVRIL 2017

Nous sommes rentrés ce fin mars d’une mission très réussie, parfaitement organisée localement, avec des idées plein la tête.

L’extension du bloc opératoire, qui doit débuter dans quelques jours, devrait faciliter les prochaines missions chirurgicales mais nous avons pris encore plus conscience du défi que représente l’infectiologie. La majeure partie des cas pris en charge , car urgents et compliqués, étaient les patients présentant une ostéomyélite chronique….de nombreux enfants dont les plaies ou les fractures ouvertes avaient été soignées par une médecine traditionnelle, des herbes, des incantations….Darius, 5 ans, en est l’exemple frappant : fracture ouverte du tibia….le fragment cassé sort de la jambe, bout de bois mort, et il est incapable de marcher….A l’opération, le morceau est sorti comme une épine fichée dans la peau. Sa plaie a été ouverte, débridée, lavée…à deux reprises : il faut souhaiter que le tibia restant se reconstitue et il marchera à nouveau ! Nous avons rdv avec lui dans un an.


Il est devenu urgent de prévoir la possibilité d’identifier plus précisément les bactéries pour pouvoir cibler les infections avec des antibiotiques efficaces. Actuellement, même si la plupart des germes sont connus, personne ne sait sans suivi si le traitement a été efficace, s’il y a résistance à un antibiotique dont l’emploi a été abusif. Un projet va être mis en place….il restera à trouver les fonds.

Pour mieux développer les intentions, il a été décidé de nommer des chefs de projets : l’orthopédie, la médecine interne avec l’infectiologie et nous l’espérons, la chirurgie viscérale avec entre autres l’urologie.

De fonds aussi pour le dépistage du cancer du col : l’Ouganda est un des pays au monde où cette maladie a la plus haute incidence (47.5/ 100,000 par an, 2016). 80% des femmes qui se présentent à une consultation ont un diagnostic de cancer avancé. Ce sont des femmes jeunes, des mères de famille…un diagnostic précoce ferait toute la différence pour ces patientes qui n’ont pas les moyens d’une intervention, encore moins d’une radio- ou chimiothérapie.

Et les hommes ? Beaucoup de cas d’hyperplasie prostatique, des cancers, des sténoses uréthrales secondaires à des maladies vénériennes non traitées…..Gideon a des idées pour développer l’urologie qui l’intéresse, beaucoup de volonté, mais là le défi est énorme : la matériel est extrêmement coûteux, la chirurgie très invasive.

Géraldine veut organiser un marché de Noël avec de l’artisanat local. Elle retournera à Bwindi en septembre faire sa collecte. Elle y retrouvera Joanne qui persiste dans son projet de développer la physiothérapie.  Sa participation a eu un succès incommensurable.

 

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